VIIIe H. · Tunis & Le Caire · ʿUmrān, ʿaṣabiyya, dawla, ḥaḍāra, badāwa — la grille pour penser les cycles civilisationnels.
Cette porte n'est pas un résumé de la Muqaddima. La Muqaddima sert ici de grille de lecture, de philosophie cachée, et de logique civilisationnelle qui irrigue toutes les autres portes. Cinq notions, surtout, irradient l'ensemble : ʿumrān, ʿaṣabiyya, dawla, ḥaḍāra et badāwa. Trois cycles s'y croisent : le cycle des États, le cycle des villes, le cycle de la transmission du savoir.
Qu'est-ce que l'ʿumrān ? L'objet de la science nouvelle d'Ibn Khaldūn : la société humaine elle-même.
À venirQu'est-ce que la ʿaṣabiyya ? La force invisible qui fait tenir un groupe — et que la prospérité dilue.
À venirNaissance des États, puissance, déclin : le « tour » du pouvoir en trois ou quatre générations.
À venirLa civilisation urbaine, ses institutions, son raffinement — et son luxe qui mine la cohésion.
À venirLa force originelle, austère, du désert et de la steppe — réservoir des dynasties à venir.
Naissance, apogée, sénescence : la dynamique en trois ou quatre générations.
À venirPourquoi la ḥaḍāra seule produit science et art — et pourquoi cela ne dure pas.
À venirLa corrélation khaldounienne : pas de grande science sans grande ville stable.
À venirPourquoi la cohésion fonde la puissance — et pourquoi la puissance dissout la cohésion.
À venirMaîtres, élèves, institutions, pédagogie : la science vit ou meurt avec sa transmission.