750 – 1258 · Bagdad · Le Bayt al-Ḥikma, l'âge d'or des sciences islamiques : madhāhib, ḥadīṯ, uṣūl, ʿaqīda — et la grande traduction.
Cette porte est, avec celle des Rāšidūn, une des plus structurantes du site : c'est là que les sciences islamiques se constituent comme disciplines. Bagdad, ville ronde fondée en 762, devient capitale d'un empire qui se pense lui-même comme civilisation universelle. La ḥaḍāra abbasside hérite de la Perse sassanide, traduit le grec, dialogue avec l'Inde, et engendre tour à tour les grandes madhāhib, la science du ḥadīṯ, les uṣūl al-fiqh, les premières grandes synthèses de l'ʿaqīda, et la confrontation théologique de la miḥna.
La ville ronde des Abbasides, projet urbain civilisationnel sans équivalent.
À venirAtelier de traduction : grec, syriaque, persan, sanskrit. Un effort inouï d'absorption des savoirs.
À venirL'âge classique de la ḥaḍāra selon Ibn Khaldūn : marchés, métiers, sciences, arts.
À venirMathématiques, médecine, astronomie, alchimie, philosophie : la matrice de la science classique.
À venirLes quatre écoles juridiques se cristallisent à l'âge abbasside.
À venirLes six recueils canoniques se constituent en moins de deux siècles.
À venirLa Risāla de al-Šāfiʿī fonde la méthodologie scientifique du droit.
À venirConstitution des grandes écoles théologiques sunnites face aux courants rationalistes.
À venirL'épreuve infligée aux savants au nom du dogme du Coran créé ; résistance d'Ibn Ḥanbal.
Comment l'effort de traduction et la stabilité abbasside engendrent un siècle d'or.
À venirLignée des élèves, codification des opinions, stabilisation des écoles.
À venirLecture khaldounienne : la ḥaḍāra au sommet, et déjà ses germes de déclin.